Le nouvel arrêté municipal, adopté à l'unanimité, impose aussi la présence de vigiles pendant les heures d'ouverture de ces établissements de nuit, un contrôle policier annuel pour vérifier la validité des licences des bars, et interdit le versement de pourboires en personne.
Les danseuses, les clients et le propriétaire de l'établissement devront payer jusqu'à 2.500 dollars d'amende s'ils violent cette réglementation.
Pour justifier sa décision, le conseil municipal a expliqué que le "lap dancing" encourage la prostitution et l'usage de drogue.
Les danseuses ont exprimé leur colère face à ce durcissement des règles estimant que cela mettrait en danger leur profession et réduirait considérablement leurs revenus. La plupart d'entre elles arrondissent en effet leur fins de mois avec des pourboires récoltés pendant ces danses, souvent glissés dans leur bikini.
Un avocat travaillant pour une vingtaine de propriétaires de boîtes de nuit, Roger Diamond, a d'ores et déjà annoncé qu'il chercherait à faire annuler cet arrêté par la justice.